• La chanson est une étrange alchimie de mots, de notes et de rythmes aux variations et possibilités infinies. La composition, dès lors que j’ai su faire quelques accords sur une guitare, est venue naturellement, comme l’évidence d’avoir rencontré mon mode d’expression.          Je vous présente un certain nombre de chansons écrites au fil des années, sous des formes plus ou moins abouties, selon que j'ai bénéficié, ou pas, de l'aide d'amis musiciens pour les arrangements.

    Merci de votre visite et commentaire éventuel.

     Jean-Luc

     

     

     

     

     

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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM 2018

     

    Petite réaction, à chaud, à cette info :   

    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/stains-colere-au-lycee-utrillo-apres-la-nomination-d-un-ex-gendarme-05-11-2018-7935300.php

     

    Je conviens qu'il est plus facile d'évoquer ces problèmes sur le ton de l'humour que d'y apporter des solutions mais... c'est pas pour dire... de mon temps et dans mon lycée.. ben... c'était pas pareil...

     

     

     

     

     

    Dans les établissements

    Qui dispensent l'enseignement

    Il y a une nouveauté

    Qui défraie l'actualité

     

    Les méthodes d'instruction(s)

    Sont en cours d'évolution

    Au niveau des personnels

    Pour mater les petits rebelles

     

    Car Monsieur le proviseur

    Aura un port d'arme

    Comme le proviseur adjoint

    Qui est un gendarme

     

    Avant que nos têtes blondes

    Ne se mettent à faire la bombe

    On prend des mesures notables

    En confisquant les portables  

     

    Pour, dans les cours de récré

    Rétablir la sécurité

    On va remplacer les pions

    En embauchant des matons

     

    Avec Monsieur le proviseur

    Qui aura un port d'arme

    Comme le proviseur adjoint

    Qui est un gendarme

     

    Afin de remettre au pas

    Une jeunesse en désarroi

    A qui on n'explique plus

    Qu'on peut traverser la rue

     

    Dans les écoles des quartiers

    Ce n'est plus comme naguère

    Logique d'y envoyer

    Le renfort de militaires

     

    Avec Monsieur le proviseur

    Qui aura un port d'arme

    Comme le proviseur adjoint

    Qui est un gendarme

     

    Pour la productivité

    De nos collèges, de nos lycées

    On pourrait, dans le souci

    De faire des économies

     

    Affecter directement

    Avec un peu de formation

    Capitaines et lieutenants

    Aux tâches d'éducation

     

    Avec Monsieur le proviseur

    Qui aura un port d'arme

    Comme le proviseur adjoint

    Qui est un gendarme

     

     


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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM 2018

     

     

     

     

     

    Une case en plus, une case en moins

    Au bout du compte, ça fait combien

    Le jour se lièvre, et me voilà peint

    Il y a des chats gris, il y a des chagrins

     

    On m'a rangé dans un tiroir

    Sur l'étagère d'une drôle d'histoire

    J'ai des idées plein l'entonnoir

    Tombées dans un trou de mémoire

     

    Une case en plus, une case en moins

    Au bout du compte, ça fait combien

     

    Je ne marche pas dans ce jeu de l'oie

    Je comprends pas les règles, ni les lois

    Génie ici ou cancre là

    A l'arrivée, t'es chocolat

     

    Je préfère, avec toi, la marelle

    Ne dire que des choses essentielles

    Tu es mon havre, mon pain, mon miel

    Passe-moi le poivre, donne-moi le ciel

     

    Une case en plus, une case en moins

    Au bout du compte, ça fait combien

     

    A mon école chansonnière

    Je fais des ballades buissonnières

    De mes ampoules littéraires

    Ne vient pas toujours la lumière

     

    A quoi bon vouloir, sur la ville

    Voir briller son nom, son nombril

    En haut des frontons inutiles

    Sur une affiche, trouver asile

     

    Une case en plus, une case en moins

    Au bout du compte, ça fait combien

     

    J'ai rendez-vous en au-delà

    Avec la page d'un agenda

    Que la grosse main d'un Bouddha

    A déjà marquée d'une croix

     

    Et puisque je suis en calcul

    Beaucoup moins doué qu'une vésicule

    J'irai, alors, prendre ma place

    Là-bas, tout au fond de la classe

     

    Une case en plus, une case en moins

    Au bout du compte, ça ne sert à rien

     

    Il y a toujours une addition

    A la fin des opérations

    On retient surtout ce que l'on rate

    Echecs et maths

     


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    Paroles et musique, guitare : Jean-Luc Taburet SACEM 2018

    Arrangement, instruments joués (guitares, basse, violoncelle) et programmés, enregistrement, mixage :  Bernard Leroux  http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

     

     

      

    Vers quelle étoile es-tu parti

    Toi mon amour, toi mon ami

    Je sais que tu n'as pas choisi

    De quitter ma table ou mon lit

     

     A peine mes six ans passés

    Je n'ai plus jamais prononcé

    Ces deux syllabes qui vont de soi

    Qui, aujourd'hui, s'adressent à moi

     

    J'erre, solitaire

    Dans cet étrange univers

    Où tu n'es plus

    Je suis perdu, perdu

     

    La guitare et son apprentissage

    Nous ont unis au plus bel âge

    Jusqu'à ce matin tragique

    Plus de rires, plus de projets, plus de musique

     

    Et toi, ma petite amie

    Qui venais d'un autre pays

    Je n'ai jamais vraiment compris

    Pourquoi tu t'étais évanouie

     

    Un jour, forcément, nous vivons

    Puisque telle est notre condition

    Un de ces moments effondrés

    Où tout nous parait dépeuplé

     

    Vers quelle étoile es-tu parti

    Toi mon amour, toi mon ami

    Et même si tu avais choisi

    Comme tout est noir ici

     

     

     


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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM 2018

     

     

     

     

     Pas de révolver

    Pour ma révolution

    Ma musique et mes vers

    Mes seules munitions

     

    Pour aller à la guerre

    Je fais des provisions

    De notes et de prières

    Pour jeter aux canons

     

    Car dessous mon casque

    Il n'y a que des chansons

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes luttes, je les entends comme ça

    Avec ma guitare et ma voix

    Pour aller jouer le petit soldat

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes désaccords en ré, mi, fa

    Je veux pour changer l'ici-bas

    N'écrire que des hymnes à la joie

     

    Mes attaques d'archets

    Sont pour jouer du violon

    Mes flèches ont des idées

    Pareilles à Cupidon

     

    Je ne suis pas de la clique

    Qui fait marcher au pas

    Tout, jusqu'à la musique

    Qui se termine au glas

     

    Oui, dessous mon casque

    Il y a toujours des chansons

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes luttes, je les entends comme ça

    Avec ma guitare et ma voix

    Pour aller jouer le petit soldat

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes désaccords en ré, mi, fa

    Je veux pour changer l'ici-bas

    N'écrire que des hymnes à la joie

     

     Pas de révolver

    Pour ma révolution

    Pour gagner je préfère

    Toucher par l'émotion

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes luttes, je les entends comme ça

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

     

     


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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2018

     

     

     

     

    En Grèce ou en Californie

    On ne parle que de l'incendie

    Lorsque le feu partout détruit

    C'est pour l'homme que ça sent le roussi

     

    Les oiseaux voient brûler leurs nids

    Avec leurs œufs et leurs petits

    Les forêts ne sont plus que des troncs

    De cendre, de suie et de charbon

     

    Peut-on maitriser l'incendie

    Qui couve sur tous les pays

    Comment espérer le bonheur

    Accroché à un extincteur

     

    Il y a des fumées plein l'écran

    Les signes du réchauffement

    Que deviendra notre paradis

    Quand s'embrasera l'Amazonie

     

    On ne respire pas que de la bonne

    Des particules de carbone

    Nous étouffons dans les poussières

    Elle t'a une sacrée gueule, l'atmosphère

     

    Peut-on maitriser l'incendie

    Qui couve sur tous les pays

    Et pouvons-nous éviter l'enfer

    Par un ballet de Canadairs

     

    Dans nos foyers, dans nos mémoires

    On se rappelle des histoires

    Des moments qui étaient bien meilleurs

    Où l'avenir radieux était en fleurs

     

    Mais toutes les graines sont chimiques

    Et les champignons atomiques

    Il n'y a plus que des pluies acides

    Qu'est-ce qu'on attend pour être lucides

     

    Peut-on maitriser l'incendie

    Sans l'aide des Etats-unis

    On ne peut pas vivre en interne

    Au volant d'un camion citerne

     

    Le résultat de nos maladresses

    Commence à nous chauffer au fesses

    Il nous faudra trouver refuge

    Dans des pantalons ignifuges

     

    Le sérieux est économique

    Les rigolos sont climatiques

    Faut pas laisser tomber les affaires

    Et continuer les somnifères

     

    En Grèce ou en Californie

    Au Portugal, en Suède, en Australie

    Des flammes comme un tsunami

    Qui s'étend à tous les pays

     

    Peut-on éteindre l'incendie

    Qui couve au dessus de nos vies

    Partout, là-bas, bientôt ici

    Comment éteindre l'incendie

     

     

     


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    Et pourquoi pas...?

     

    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM  2018

    Avec la participation de Louise pour les "Wap dou wap"...

     

     

     

     

    Dans les décombres de l'été

    on le voit se précipiter

    Il vient déjà de s'afficher

    Et il y en a pour la journée

     

    Avant les premières gelées

    Quand la nature prend ses congés

    Après les chaleurs de juillet

    Des amours déjà effeuillées

     

    Pas d'erreur sur le calendrier

    Alors pourquoi ne pas le chanter

     

    Le 30 septembre

    Entre le vert et l'ambre

    Non, il n'est pas à vendre

    Comme le 25 décembre

     

    Le 30 septembre

    Dehors ou dans la chambre

    Il ne faut pas attendre

    Il faut juste le prendre

     

    Il a sa place et son renom

    Au temps des pommes, des champignons

    La gardera pendant la chasse

    Peu après la rentrée des classes

     

    Il n'a pas eu vraiment le choix

    De se retrouver en fin de mois

    Mais ne lui jetons pas l'opprobre

    De vouloir retarder octobre

     

    Et Bernard vient de me confirmer

    Qu'il y a une bonne raison de le célébrer

     

    Le 30 septembre

    Entre le vert et l'ambre

    Non, il n'est pas à vendre

    Comme le 25 décembre

     

    Le 30 septembre

    Dehors ou dans la chambre

    Il ne faut pas attendre

    Il faut juste le prendre

     

    Le 30 septembre

    Il n'est pas à défendre

    Il n'y a rien à comprendre

    Mais il est bon à prendre

    Le 30 septembre

     


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    Les passagers

     

    D'une série de six tableaux sur le thème de "Holi", la fête des couleurs en Inde, d'après des photos du net   huile 61X46 réalisée par Maryse.

     

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM

     

     

     

    Nous, les passagers

    Les étrangers

    Partout

     

    Nous, les passagers

    Les privés de

    Chez nous

     

    Nous avons de la chance

    Dans notre vie d'errance

    En voyant des hommes

    De toutes les couleurs

     

    Nous, les passagers

    Les invités

    Partout

     

    Nous, les passagers

    Les émigrés

    Chez nous

     

    Nous avons un langage

    Pas sorcier, mais très sage

    En parlant aux hommes

    De toutes les couleurs

     

    Nous, les passagers

    Les timbrés de

    Partout

     

    Nous, les passagers

    Les oubliés

    Chez nous

     

    Nous avons la musique

    D'une terre fantastique

    En chantant les hommes

    De toutes les couleurs

      

      


    8 commentaires
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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM2018

     

     

    Ami-e-s de la poésie, vous allez être déçu-e-s...

     

     

     

      

    Dans toutes les émissions

     On vient pour nous expliquer

     Qu’il faut manger des trognons

     Au nom d’la modernité

     

    Si on leur taxe leur pognon

     Alors ils vont s’exiler

     Ça fera moins de contribution

     Pour payer les assistés

     

    Les mou mou, les moutons

     De l’information

     Les pé pé, les perroquets

    De l’actualité

     

    Les mou mou, les moutons

     Y s’font entuber, bêêê

    Les pé pé, les perroquets

     Y font qu’répéter, péter

     

    A l’ENA, première leçon

     Les mots à bien étudier

     C’est la modernisation

     Et puis aussi réformer

      

    C’est la mondialisation

     Qui fait la nécessité

     Nous avons l’obligation

     De suivre et d’nous adapter

      

    L’argent au niveau gestion

      C’est pour les riches, les banquiers

    Ils savent défendre leurs actions

     Bien mieux que les salariés

     

    Les moyens d’information

     Qui sont leur propriété

    Rappellent leurs positions

     Qu’il faut surtout rabâcher

      

    Mais il y a des obstinés

    Capables encore de dire non

    Qui ne veulent pas plier

     Face aux manipulations

     

    Ces grévistes, trublions

     Qui osent revendiquer

     Refusent que leur condition

    Sociale finisse au plancher

     

      


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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM

     

     

     

     

     

    Depuis que je suis tout petit

     Je suis gelé, je suis transi

     Un cri ou un plancher qui craque

     Mon cœur sursaute et se détraque

     

    Je dois avouer que même encore

     J’ai peur la nuit quand je m’endors

     Du spectre de la vie qui passe

     Des uns des autres dans la nasse

      

    Le moindre événement

     C’est le chambardement

      

    Je claque des dents, très souvent

    Je me fais de la bile, du mauvais sang

     Je frissonne, déraisonne

     Et ça peut durer très longtemps

      

    Je claque des dents, très souvent

     Je pense à la mort, aux accidents

     Je frissonne, déraisonne

     Mes peurs bleues sont des océans

     

    Le danger est comme un vautour

    Je le sens qui me tourne autour

    Quand parfois il n'existe pas

    ça me plonge dans l'embarras

     

    J'ai du souci avec mon corps

    Toujours effrayé par l'effort

    Il ferait sourire par sa faiblesse

    Nombre gorilles, nombre tigresses

     

    A la première embûche

    A coup sûr, je trébuche

     

    Depuis que je suis tout petit

    Je suis gelé, je suis transi

    Mais aurai-je toute mon histoire

    Du noir à broyer, du cafard

      

    Cette question frivole

     Elle m’angoisse, elle m’affole

     

     


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     Paroles ,musique, guitare : Jean-Luc Taburet SACEM 2018

    Arrangement, basse, synthétiseur,chœurs et mixage : Bernard Leroux

      http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

     

      

     

    Longtemps encore on parlera

                                                         De l’histoire du Lusitania

    Au sort cruel et dramatique

     Comme celui du Titanic

     

     Mais qui se souvient que naguère

     Quelques années avant la guerre

     Eut lieu au large de nos terres

     Le naufrage du Saint-Philibert

     

     C’était un dimanche de juin

     De l’an mille neuf cent trente et un

    Que l’on avait organisé

    De Nantes jusqu’à Noirmoutier

      

    Une balade sur la mer

     Pour eux c’était une croisière

     Ça les changeait de l’ordinaire

     Tous ces gens du Saint-Philibert

     

     Pour ces ouvriers, syndicalistes

     Tous ces obscurs de fin de liste

     Une virée sur l’onde azur

     Ressemblait à une aventure

     

     Tant de personnes pour l’occasion

     Répondirent à l’invitation

     Tellement nombreux qu’ils se serrèrent

     Sur le pont du Saint-Philibert

      

    Mais le temps qui semblait normal

     Dans une saute d’humeur fatale

     Ignorant tout de cette fête

    Fit donner le vent, la tempête

     

      En revenant au port, le soir

    Près de l’embouchure de la Loire

     Une grande lame de mer

     Renversa le Saint-Philibert

     

     En ces temps de luttes sacrées

     Culs-bénits, bouffeurs de curés

     Il y eut pour expliquer le drame

     Des discours portés par les flammes

     

     Pour ne s’être pas en jour Dieu

     Mis à genoux devant les cieux

     Certains dirent que le très haut père

     Les avait jetés en enfer

     

     On évita plages et rochers

     Longtemps de peur de retrouver

     Un de tous ces corps qui s’échouèrent

     De ces morts du Saint-Philibert

     

     Ils étaient près de cinq cents

     D’hommes, de femmes et d’enfants

     Desquels on ne se souvient guère

    Ni du naufrage du Saint-Philibert

     

     


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