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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019

     

     

     

     

    Parfois, j'ai la voix plutôt encombrée

    La cafetière, sans filtre, prête à déborder

    Je connais bien les signes

    De la perturbation

    Lorsque l'esprit rechigne

    Quand plus rien ne répond

     

    Pourquoi

    Pourquoi les jours sont tristes

    Pourquoi ce qui existe

    Ne m'intéresse pas

     

    Pourquoi

    Le quotidien est blême

    Et du pareil au même

    Sans couleur ni éclat

     

    Tu peux me dire de me reprendre et profiter

    Des choses positives à vivre et à rêver

    Je ne vois que le gouffre

    Où tombent mes questions

    Corps et âme s'y engouffrent

    Comme dans une dépression

     

    Pourquoi

    Pourquoi les jours sont tristes

    Pourquoi ce qui existe

    Ne m'intéresse pas

     

    Pourquoi

    Le quotidien est blême

    Et du pareil au même

    Sans couleur ni éclat

     

    Pourquoi

    Tout ce manque de flamme

    Ce dégout de la trame

    Qui ne me quitte pas

     

    Pourquoi

    Tant de raisons obscures

    De douleurs de blessures

    Qui ne referment pas

     

    Pourquoi

    Pourquoi les jours sont tristes

     

     

     

     


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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019

     

     

     

     

    On ne voit plus passer les nuages

    Distribuer leur précieux breuvage

    Les cours sont devenus à court

    L'impression que ça va durer toujours

     

    La nature est comme en carafe

    La terre, le pays de la soif

    Elle est terrible mon histoire

    Ce n'est pas une chanson à boire

     

    Pourvu qu'il pleuve

    Que le ciel, à nouveau, nous abreuve

    Faut pas rester, quand il fait chaud

    Longtemps à croupir entre deux eaux

     

    Dans les bulletins avisés

    Les prévisions climatisées

    On n'ose pas trop se mouiller

    Pour dire quand, enfin, elle va tomber

     

    Si nous devons nous rationner

    Nous restreindre, nous limiter

    Déjà pour la faune et la flore

    La vie coule et fond le décor

     

    Pourvu qu'il pleuve

    Crient les rivières et les fleuves

    De la terre, nous sommes les vaisseaux

    Comme le fossé, comme le ruisseau

     

    Pourvu qu'il pleuve

    Qu'une ondée mette fin à l'épreuve

    Qu'elle irrigue jusqu'à niveau

    Les arrosoirs, les puits et les seaux

     

    Pourvu qu'il pleuve

    Que le ciel, à nouveau, nous abreuve

     

    Pourvu qu'il pleuve

     

     

     

     


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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019

     

     

     

     

    Pauvres de nous

    Les pieds collés dans la boue

    Egratignés jusqu'au cou

    Mais continuer jusqu'au bout

     

    Pauvres de nous

    De nos genoux dans la glaise

    Devant nous, des falaises

    Dans le ciel, une hypothèse

     

    Pauvres de nous

    On est rien dut tout

     

    On va mordre la poussière

    De toutes les manières

    D'une dernière molaire

    Ou bien à la petite cuillère

     

    Pauvres de nous

    Venus du fond de l'espace

    Pour quelques jours de carapace

    Et puis, quitter la place

     

    Pauvres de nous

    De nos rêves formidables

    De la réalité friable

    Comme nos châteaux de sable

     

    Pauvres de nous

    On est rien dut tout

     

    On va mordre la poussière

    De toutes les manières

    Avec un bon coup de bière

    Dans un chapelet de prières

     

    On va mordre la poussière

      

     

     


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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019

     

     

     

    A nos ex

    A nos existences

    A nos exigences

    Kleenex

     

    A nos excellences

    Nos expériences

    Complexes

     

    A nos exubérances

    Nos extravagances

    A l'index

    A nos ex

     

    A nos exploits

    A nos extras

    A nos excès

    A nos extases

    A nos exemples

    En annexe

     

    A nos accents circonflexes

     

    A nos expressions

    Nos explications

    Du contexte

     

    A nos explorations

    Nos exclamations

    Réflexes

     

    A nos exaltations

    Nos exhibitions

    A l'index

     

    Dura lex

    Sed lex

     

    A nos inextricables

    A nos inexorables

    Nos inexcusables

     

    Et, à l'extrême

    A mon vieux vélo solex

     

     


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     Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019 

      

    C'est un beau roman, c'est une belle histoire

    c'est une romance d'aujourd'hui

    puisqu'elle associe amour et écologie...

     

     

     

      

     

     

    Moi, j'avais ma remorque remplie

    Elle, le coffre de sa petite Audi

    Je ne l'ai pas vue arriver

    J'étais déjà bien occupé

    A trier ma quincaillerie

    A la déchetterie

     

    Et, lorsque je l'ai aperçue

    Elle semblait complètement perdue

    Errant parmi les containers

    Cherchant où mettre ses affaires

    C'est pas vraiment la loterie

    A la déchetterie

     

    Ah quelle aventure !

    Au milieu des poubelles

    Détritus et ordures

    Tous deux, nous venions déposer

    Nos débris ménagers

     

    Alors, bien-sûr, je lui ai proposé

    Mes services, afin de l'aider

    A caser son vieux matériel

    Fer à repasser et porte-jarretelles

    Rien n'interdit le galant tri

    A la déchetterie

     

    Ô belle aventure !

    Elle, plus très jouvencelle

    Moi, plutôt d'âge mûr

    Ensemble, nous avons déposé

    Nos débris ménagers

     

    Entre nous, le courant était passé

    En accord, nous avons décidé

    Pas très loin, de nous retrouver

    Sur le tapis d'un joli pré

    Dans le respect de l'écologie

    Près de la déchetterie

     

    Ô bennes, ah ordures !

    Grâce à vous, j'eus l'aubaine

    De l'amour qui ne dure

    Et de connaître, à mon âge

    Un nouvel emballage

     

    A un moment, la belle se reprit

    Se rappelant qu'elle avait un mari

    Précisant que dans son grenier

    Y'avait encore beaucoup d'objets

    Pour un autre jour comme celui-ci

    A la déchetterie

     

    Ô belle aventure !

    Ensemble, nous avons recyclé

    Nos débris ménagers

     

    Ô bennes, ah ordures !

    Grâce à vous, j'eus l'aubaine

    De l'amour qui ne dure

    Et de connaître, à mon âge

    Un nouvel emballage

     

     

     


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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019 

     

     

     

     

    Chez les grands, chez les petits

    Sur la terre comme au paradis

    Pour les méchants ou les gentils

    L'amour se love

     

    Chez les sauvages, chez les dandys

    Chez les pauvres comme chez les nantis

    Dans les palaces, dans les taudis

    L'amour se love

     

    Dans les déserts, dans les mangroves

    Dans les voitures, dans les alcôves

    Même si c'est pas tous les jours qu'on innove

    L'amour se love

     

    Au bureau, en plein bocage

    A la maison ou en voyage

    Dans le plaisir de l'effeuillage

    L'amour se love

     

    Dans les plaines, sur les sommets

    Dans les creux, sur des bourrelets

    La nuit et toute la journée

    L'amour se love

     

    Dans la violence, dans la guimauve

    En bleu, en rose ou bien en mauve

    Sur du rap, de la pop, du Beethoven

    L'amour se love

     

    Dans le noir des puritains

    Ou les clubs pour libertins

    Avec Dulcinée, Marie, Pierre ou Machin

    L'amour se love

     

    C'est devenu du pain bénit

    Depuis l'Eve et son appétit

    Mieux que l'opération du Saint-Esprit

    L'amour se love

     

    Dans les déserts, dans les mangroves

    Dans les voitures, dans les alcôves

    Même si c'est pas tous les jours qu'on innove

    L'amour se love

     

     

      

     

     


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    Le lendemain de l'année dernière

     Huile 46X33 réalisée par Maryse

     

     

    En février, il est encore temps de planter et tailler les arbres... c'est aussi le bon moment pour publier un slow de l'été... dans le genre "chanson de plage"... avec le ciel, le soleil et la mer... de l'Amour et de l'action (oui, à un moment, le garçon se baisse pour ramasser des coquillages...) 

    et puis, de la nostalgie... enfin, une forme de nostalgie... 

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019 

     

     

     

    Je marchais sur cette plage

    Un après-midi d'été

    Il y avait des coquillages

    Là, auprès de mes pieds

     

    Alors, sans prendre courage

    Je me suis abaissé

    Et les jolis coquillages

    Je les ai ramassés

     

    C'était le lendemain

    De l'année dernière

    Pourtant, je m'en souviens

    Comme si c'était hier

    J'étais bien

     

    Et puis, le long du rivage

    Je me suis avancé

    Il y avait moins de coquillages

    Vu ce que j'avais ramassé

     

    De ce très beau paysage

    J'ai pris quelques galets

    Que j'ai mis dans le coffre à bagages

    Du cabriolet

     

    C'était le lendemain

    De l'année dernière

    Pourtant, je m'en souviens

    Comme si c'était hier

    J'étais bien

     

    Je suis revenu sur cette plage

    C'est là que j'ai remarqué

    Sous un petit carré d'ombrage

    Une fille au corps allongé

     

    Alors, le très doux visage

    S'est mis à me parler

    De notre merveilleux voyage

    De jeunes mariés

     

    C'était le lendemain

    De l'année dernière

    Pourtant, je m'en souviens

    Comme si c'était hier

    J'étais bien

     

    C'était le lendemain

    De l'année dernière

    Pourtant, je m'en souviens

    Comme si c'était hier

    Aujourd'hui

     

     

     

     


    9 commentaires
  • Zen

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019

     

     

     

     

    Un GPS te file à la trace

    Un téléphone te fait des crasses

    Le matin yin, tantôt le yang

    Peu d'arrondi, surtout des angles

     

    Le métro n'est pas à la bonne heure

    C'est pas encore pour aujourd'hui, les fleurs

    T'as l'impression d'être au bout du rouleau

    Qu'elle est pour bientôt, la fin des haricots

     

    Zen

    Pas de violence, ni de haine

    Va pas te jeter dans la Seine

    Pour soigner ta migraine

    Fais-toi une verveine

    Et enchaine

    Zen

    T'énerve pas, c'est pas la peine

    Oublie un peu cette arène

    Tes liens et tes chaines

    Prends deux ou trois graines

    Et play again

     

    T'as pas la chance niveau boulot

    Tu es dans le mauvais scénario

    Tu veux garder le bon tempo

    Sans voir le compteur à zéro

     

    Pour éviter de casser la corde

    Tu aimerais que quelqu'un te borde

    Elle n'est pas encore auprès de toi

    A mettre son cœur au chaud, dans tes bras

     

    Zen

    Un jour, elle viendra ta reine

    Avec son chant de sirène

    Te changer de la rengaine

    Elle sera ta Chimène

    Ta Carmen

    Zen

    Faut pas que mes mots te surprennent

    J'veux juste qu'ils te soutiennent

    Sans toujours dire amen

    La vie quotidienne

    Vaut la peine

     

    Un GPS te file à la trace

    Un téléphone te fait des crasses

    Le matin yin, tantôt le yang

    Peu d'arrondi, surtout des angles

      

    Zen

    Pas de violence, ni de haine

    Va pas te jeter dans la Seine

    Pour soigner ta migraine

    Fais-toi une verveine

    Et enchaine

    Zen

    T'énerve pas, c'est pas la peine

    Oublie un peu cette arène

    Tes liens et tes chaines

    Prends deux ou trois graines

    Et play again

    Zen

     

     


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     Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2019

     

        En référence à un groupe... "Les Poppys"... et cette chanson... "Non, non, rien n'a changé" ... que les moins de cinquante ans peuvent ne pas connaitre...  

     

     

     

     

    Ils accrochaient à leurs cheveux

    Les fleurs qui les rendaient heureux

    Ils dansaient tout nus dans la boue

    Parce qu'ils avaient des rêves fous

     

    Ils chantaient l'amour et la paix

    La vie des parents, plus jamais

    N'envisageaient que le bonheur

    De construire un monde meilleur

     

    Oui, oui, tout a changé

    La terre est complètement polluée

    On n'a jamais autant dépensé

    Pour équiper les armées

     

    Oui, oui, tout a changé

    L'air est complètement vicié

    Et si tu n'es pas asphyxié

    Tu finiras empoisonné

     

    Ils refusaient la soumission

    Où conduit la consommation

    Partaient élever chèvres et moutons

    En Ardèche ou en Aveyron

     

    Ils ne voulaient plus faire la guerre

    Parce que nous sommes des sœurs et frères

    Ils voulaient un monde utopique

    On les nommait hippies, beatnicks

     

    Oui, oui, tout a changé

    Les temples de nos sociétés

    Où l'on se retrouve pour communier

    S'appellent des supermarchés

     

    Oui, oui, tout a changé

    L'égoïsme et l'avidité

    Continuent de nous dévaster

    On est trop nombreux pour partager

     

    A cause de leurs idéaux

    Ils se faisaient traiter d'idiots

    Un de ces jours prochains, bientôt

    J'espère pouvoir mourir idiot

     

    Ils accrochaient à leurs cheveux

    Les fleurs qui les rendaient heureux

    N'envisageaient que le bonheur

    De construire un monde meilleur

     

    Oui, oui, tout a changé

    La terre est complètement polluée

    On n'a jamais autant dépensé

    Pour équiper les armées

     

    Oui, oui, tout a changé

    L'air est complètement vicié

    Et si tu n'es pas asphyxié

    Tu finiras empoisonné

     

    Oui, oui, tout a changé

    L'égoïsme et l'avidité

    Continuent de nous dévaster

    On est trop nombreux pour partager

     

    Oui, oui, tout a changé

     

     

     

     

     

     

     


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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM 2018

     

     

     

     

    Un être nouveau est né

    Tout au bout de l'humanité

    Il est le dernier des chainons

    Le sommet de l'évolution

     

    Sa peau, ses os et sa chair

    Ne viennent pas du fond des mers

    C'est une belle construction

    De fils, de vis et de boulons

     

    Robot sapiens

    Ne verra pas le Petit Prince

    Mais on peut lui serrer la pince

     

    La merveilleuse créature

    Vue au salon de la nature

    Est le fruit d'un savant alliage

    Morceaux de fer et bon sauvage

     

    Elle réalise illico

    Les petits et les gros travaux

    Obéissant à Big Brother

    Au doigt et à son œil de verre

     

    Robot sapiens

    Jamais ne coince, jamais ne grince

    Car pour le travail, il en pince

     

    Contrairement à Erectus

    Il n'a pas peur des poux, des puces

    A l'inverse de Neandertal

    Ne craint pas le froid, ni la dalle

     

    Bien dans le présent bionique

    C'est une belle mécanique

    De temps en temps, un peu de graisse

    L'aboutissement de l'espèce

     

    Robot sapiens

    A Paris comme en province

    Progressivement nous évince

     

    Robot sapiens

    Ne verra pas le Petit Prince

    Robot sapiens

    Jamais ne coince, jamais ne grince

    Robot sapiens

    A Paris comme en province

    Robot sapiens

    Progressivement nous évince

     

     

     

     


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