•  

    L'enregistrement de cette chanson a été réalisé il y a environ 25 ans par mon ami Patrick Cany.    Les moyens techniques (magnétophone à bande 8 pistes, boite à rythmes, synthé) n'étaient pas ce dont on peut disposer facilement aujourd'hui, mais je trouve que les idées et les couleurs de son arrangement (avec, notamment, les guitares et la basse jouées ) restituent bien cet appel du large que le texte veut exprimer...

    Salut à toi, Patrick !

       

     

     

    Paroles, musique, guitare 1ère partie : Jean-Luc Taburet

    Arrangement, enregistrement, guitare, basse : Patrick Cany

     SACEM

     


    6 commentaires
  •  

     

     

    Je pose le pied sur la terre

    Et j’écrase des milliers de vies

    Je cueille quelques primevères

    J’arrache mauvaises herbes et orties

     

    Sur la vitre de mon pare-brise

    Quantités de destins se brisent

    Et sous mes roues, le hérisson

    Va rendre gorge et ses poumons

     

    Je n’y peux rien si je suis cruel

    La nature m’a fait criminel

    Peut-on parler de cadeau divin

    Etre né tueur par négligence ou par besoin

     

     Dans mon jardin, dans mon verger

    Il me faut encore massacrer

    J’occis toute forme de vermine

    Je pulvérise, j’extermine

     

    Les pucerons sur mes rosiers

    Fourmis, cafards ou araignées

    Quand je traite à l’insecticide

    C’est un carnage, un génocide

     

    Pour garnir le fond de mon assiette

    Accompagner mes coquillettes

    Il faut bien que quelques abats

    Viennent mettre leurs pieds dans mes plats

     

    Crevettes, homards ébouillantés

    Veaux, vaches, cochons menu hachés

    Les petites bêtes se bousculent

    Pour finir sous mes mandibules

                 

    Je pose le pied sur la terre

    Et j’écrase des milliers de vies

     

    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet

    SACEM


    16 commentaires
  •  

     

     

     

    Je t’ai rencontré sur un tee shirt

    Qu’on porte comme pendant un flirt

    Près du rouge, du bleu et du blanc

    Il y avait aussi un slogan

     

    Beaucoup te connaissaient déjà

    Et ils croyaient tellement en toi

    Que tu entrerais dans le temps

    En devenant leur président

     

    Ils buvaient alors tes paroles

    Comme leurs 4X4 boivent du pétrole

    Tu apportais enfin l’espoir

    De changer le cours de l’histoire

     

    Hey, Mister Barack Obama

    Tu n’es pas né en Oklahoma

    Non, mais tu es de tous les états

    Comme les enfants de Mandela

     

    Hey, Mister Barack Obama

    T’as pas grandi en Alabama

    Elle est au-dessus et au-delà

    Ton Amérique Africa

     

    Tu as déclaré que les conflits

    Ne seraient pas le cœur de tes soucis

    Que le premier des droits de l’homme

    Est de vivre en paix comme à Stockholm

     

    Tu voyais la sécurité

    Pas comme des armes en liberté

    Trouvant plus fondamental

    De faire passer des lois sociales

     

    Les femmes et les minorités

    Pour un moment vont regretter

    Celui qui les représentait

    Tolérance made in USA

     

    Hey, Mister Barack Obama

    Aujourd’hui c’est pas trop la joie

    Ne pouvant continuer avec toi

    Ils n’avaient pas vraiment le choix

     

    Hey, Mister Barack Obama

    T’as pas prêché dans le Nevada

    Le désert ne s’étendra pas

    L’herbe semée refleurira

     

    Hey, Mister Barack Obama

    Tu n’es pas né en Oklahoma

    Non, mais tu es de tous les états

    Comme les enfants de Mandela

    Comme les enfants de Mandela

    Mister Barack Obama

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017


    7 commentaires
  • Certaines chansons sont des collaborations avec des amis musiciens. Celle que je vous présente a été coécrite avec Pascal Grondin, musicien réunionnais rencontré au début des années 90. Avec, et grâce à lui, j’ai découvert toute une culture musicale (mais pas seulement…), le maloya, le séga et un patrimoine de chansons traditionnelles. Ayant, avec difficulté et beaucoup d’entrainement, réussi à assimiler ces rythmiques très particulières, je l’ai accompagné à plusieurs reprises lors de spectacles dans ce répertoire typique.        Pascal, auteur, compositeur, interprète a enregistré, à cette époque, un album de ses propres chansons, essentiellement avec des textes en créole et quatre textes en français écrits par le z’oreille que je suis… cela donne ce mélange où il est question de bocage, d’hiver (mais surtout d’été…) sur une musique ensoleillée et chaloupée …   

     

     

     

     

     Paroles : Jean-Luc Taburet

                              Musique, arrangement, enregistrement, mixage et interprète : Pascal Grondin                         Extrait de l’album " Varivé"  PGV93 SACEM

     

     


    6 commentaires
  •  

     Un côté "Amour maison" avec une petite touche supplémentaire apportée par les 3X8 ... une de ces merveilleuses inventions qui rendent la vie tellement plus belle...

     

     

     

    Midi, tout le monde est dehors

    Pour les coups et les efforts

    Parfois, je dors encore

     

    Midi, j’entends des bruits de portes

    C’est de l’air que tu rapportes

    Et la maison respire mieux

     

     Midi, midi, tout est blanc et tout est clair

    Pas une ombre de travers

    Ne se glisse malgré soi

     

    Midi, midi et la foule qui s’agite

    On court, on mange à la va-vite

    On revient dans un instant

     

     Midi, tu rentres de quelque part

    On se croise par hasard

    On s’embrasse du regard

     

    Midi, comme le nom d’un accent

    Qu’ensemble, on va retrouvant

    Juste un petit mois par an

     

      Midi,  le rythme que tu installes

    M’invite à la vie normale

    A oublier mes insomnies

     

    Midi, l’heure devient redoutable

    Et le jour moins présentable

    J’ai travaillé toute la nuit

     

    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet

    SACEM


    8 commentaires
  •  

     

     

    Même s’il y a peu d’endroits

    Où il fait bon chez soi

    Et vraiment peu de chances

    Pour échapper à la démence

     

    Même s’il y a peu de villes

    A ne pas être sur le grill

    Trop de remue-ménage

    Dans la mémoire des paysages

     

    Je suis collé à la Terre

    Comme un coléoptère

    Malgré les grains, malgré les pierres

    J’y tiens comme on adhère

     

    Même s’il y a trop de feux

    Aux quatre coins des cieux

    Un chemin si minime

    Du terrain vague, au champ de mines

     

    Beaucoup de maladies

    Dans les cœurs, les esprits

    Des amours trop fugaces

    De grands discours qui les remplacent

     

    Je suis collé à la Terre

    Comme un coléoptère

    Malgré les grains, malgré les pierres

    J’y tiens comme on adhère

     

    Terre, mon élément Terre

    Mon luna-park, mon éphémère

    Mon attraction dans l’univers

    Tu es mon amie sphère

     

    Serait-ce toi toupie

    Qui donne le tournis

    Je vois rougir, naïve

    La peau de tes joues rotatives

     

    Pour que ça tourne rond

    Et dans tous les rayons

    Pour une vie plus drôle

    Apporte aussi tes coups des pôles

     

    Collé à la Terre

    Comme un coléoptère

    Malgré les grains, malgré les pierres

    J’y tiens comme on adhère

     

    Terre, mon élément Terre

    Mon luna-park, mon éphémère

    Mon attraction dans l’univers

    Tu es mon amie sphère

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017

     


    13 commentaires
  •          

    Peut-être moins poétique, cette chanson, à laquelle j'ai surtout voulu donner un contenu philosophique... avec, également, des références sociologiques et anatomiques                       (à un moment, il y a tête contre tête...)

     

     Merci à Bernard (http://bernardlhermitte.eklablog.com/) pour sa participation à la basse. 


     

     

     

    Le samedi soir

    Sur ma mobylette

    J’allais plein d’espoir

    Vers des lieux de fête

    Pour y rencontrer

    Le genre féminin

    Et une beauté

    A qui je plairais bien

     

    Dans l’obscurité

    Au pied de l’orchestre

    Y’ avait des OK

    Y’ avait des peut-être

    Tête contre tête

    Je tentais ma chance

    Continuant, tout bête

    L’éternelle danse

     

    On fait les kékés avec les nanas

    Et on fait joujou avec les nénés

    Des areuh areuh avec les bébés

    On fait agaga quand on est pépé

    C’est comme ça la vie

     

    Quelque temps plus tard

    Un autre samedi

    Devant l’auditoire

    Des parents et amis

    Pour bien convoler

    On a apposé

    Nos deux noms mêlés

    Sur un bout de papier

     

    Alors c’est parti

    Pour les années folles

    Maison à crédit

    Trajets pour l’école

    Sans perdre de vue

    Ces tendres visages

    De belles inconnues

    Toujours de passage

     

     Comme la saison

    Dite des amours

    Elle dure environ

    Quasiment toujours

    Dans cette maison

    Où je déambule

    J’ai vu des jupons

    Pas trop ridicules

     

    Aux activités

    De chaque semaine

    J’ai bien repéré

    Deux ou trois Madeleine

    De jolis minois

    Pouvant, sauf erreur

    Donner de la joie

    Et même du bonheur

     

    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017


    7 commentaires
  •  

     

     Chacun son Eldorado

    On a tous au fond du cœur

    L’envie d’aller plus haut

    Peu importe le bateau

    On regarde tous ailleurs

    Vers des horizons nouveaux

     

    On a tous un avenir

    On a tous à découvrir

    Tant de points à éclaircir

    Et tant de lignes à franchir

    A écrire

     

     Chacun son Eldorado

    Un endroit pour voyageurs

    Où le ciel est plus chaud

    Peu importe le bateau

    S’il nous emmène au meilleur

    De nos rêves les plus beaux

     

    On a tous un avenir

    On a tous à découvrir

    Tant de choses à ressentir

    Du bonheur et du plaisir

    Des sourires

     

      Chacun son Eldorado

    On a tous au fond du cœur

    L’envie d’aller plus haut

    Peu importe le bateau

    On regarde tous ailleurs

    Au fil de l’eau

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017


    11 commentaires
  •  

     

    Dans le creux d’un vallon

    Au milieu des buissons

    Je connais un endroit

    Que vous ne voyez pas

     

    Un petit coin tranquille

    Loin des bruits inutiles

    Je lui ai donné un nom

    La fontaine aux chansons

     

    Un chemin m’y conduit

    Le jour comme la nuit

    Je peux le retrouver

    Surtout les yeux fermés

     

    Je sais quand je m’approche

    Aux sons des noires, des croches

    Une impression unique

    Entendre la musique

     

    Dans ce lieu enchanté

    Où je me désaltère

    Je me plais à chanter

    Lorsque j’ai trouvé l’air

     

    Sous l’ombre et le soleil

    Ruisselle une boisson

    Qui n’a pas son pareil

    Pour donner le frisson

     

     Sur l’onde musicale

    Qui passe entre mes doigts

    Flottent comme des pétales

    De peines et de joies

     

    Quand j’avance ma bouche

    Vers l’eau à chaque fois

    Que mes lèvres la touchent

    Des rêves coulent en moi

     

     Dans cet écrin magique

    Les plus beaux des joyaux

    Des gouttes de musique

    Qui emportent des mots

     

    Mais à ma belle source

    Quand j’y bois trop, parfois

    Comme dans la grande ourse

    Je m’y perds, je m’y noie

     

    Et je vous parlerai

    Du grenier du moulin

    Ce palais où dormaient

    Mes couplets, mes refrains

     

    Mais, je vous prie de croire

    Ce que je décris là

    Car ce genre d’histoire

    Ça ne s’invente pas

     

     Dans le creux d’un vallon

    Au milieu des buissons

    Je connais un endroit

    Que vous ne voyez pas

     

    Un petit coin tranquille

    Loin des bruits inutiles

    Je lui ai donné un nom

    La fontaine aux chansons

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017


    7 commentaires
  •  

     

    On n’a pas marché sur la lune

    Pour aller y chercher des prunes

    Sur Neptune, Mars ou Jupiter

    On ne plantera pas une pomme de terre

     

    Dans l’infinité de l’espace

    Elle est bien fragile notre place

    Qu’adviendra-t-il de notre histoire

    Dans quelques années, des milliards

    Quand surgira le grand trou noir

      

    La postérité n’est pas l’éternité

    Et encore moins, l’immortalité

    Tout ce qu’on a construit

    Tout ce qu’on a créé

    Un jour viendra où il va rien rester

     

    Les cathédrales, le Parthénon

    Les pyramides, les panthéons

    Au meilleur de l’imaginable

    Termineront en grains de sable

     

    Plus de cultures ni religions

    Ni traces de civilisations

    Paysans, ouvriers ou bourges

    Il n’y aura plus âmes qui bougent

    Noyées dans la géante rouge

    Refrain

    Comme les anciens pharaons

    Les dinosaures iguanodons

    Même sans l’auto-explosion

    Tous les acteurs disparaitront

    Dans un nuage d’électrons

    Refrain X2

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017


    7 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires