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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM

     

     

     

     

     

    Depuis que je suis tout petit

     Je suis gelé, je suis transi

     Un cri ou un plancher qui craque

     Mon cœur sursaute et se détraque

     

    Je dois avouer que même encore

     J’ai peur la nuit quand je m’endors

     Du spectre de la vie qui passe

     Des uns des autres dans la nasse

      

    Le moindre événement

     C’est le chambardement

      

    Je claque des dents, très souvent

    Je me fais de la bile, du mauvais sang

     Je frissonne, déraisonne

     Et ça peut durer très longtemps

      

    Je claque des dents, très souvent

     Je pense à la mort, aux accidents

     Je frissonne, déraisonne

     Mes peurs bleues sont des océans

     

    Le danger est comme un vautour

    Je le sens qui me tourne autour

    Quand parfois il n'existe pas

    ça me plonge dans l'embarras

     

    J'ai du souci avec mon corps

    Toujours effrayé par l'effort

    Il ferait sourire par sa faiblesse

    Nombre gorilles, nombre tigresses

     

    A la première embûche

    A coup sûr, je trébuche

     

    Depuis que je suis tout petit

    Je suis gelé, je suis transi

    Mais aurai-je toute mon histoire

    Du noir à broyer, du cafard

      

    Cette question frivole

     Elle m’angoisse, elle m’affole

     

     


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     Paroles ,musique, guitare : Jean-Luc Taburet SACEM 2018

    Arrangement, basse, synthétiseur,chœurs et mixage : Bernard Leroux

      http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

     

      

     

    Longtemps encore on parlera

                                                         De l’histoire du Lusitania

    Au sort cruel et dramatique

     Comme celui du Titanic

     

     Mais qui se souvient que naguère

     Quelques années avant la guerre

     Eut lieu au large de nos terres

     Le naufrage du Saint-Philibert

     

     C’était un dimanche de juin

     De l’an mille neuf cent trente et un

    Que l’on avait organisé

    De Nantes jusqu’à Noirmoutier

      

    Une balade sur la mer

     Pour eux c’était une croisière

     Ça les changeait de l’ordinaire

     Tous ces gens du Saint-Philibert

     

     Pour ces ouvriers, syndicalistes

     Tous ces obscurs de fin de liste

     Une virée sur l’onde azur

     Ressemblait à une aventure

     

     Tant de personnes pour l’occasion

     Répondirent à l’invitation

     Tellement nombreux qu’ils se serrèrent

     Sur le pont du Saint-Philibert

      

    Mais le temps qui semblait normal

     Dans une saute d’humeur fatale

     Ignorant tout de cette fête

    Fit donner le vent, la tempête

     

      En revenant au port, le soir

    Près de l’embouchure de la Loire

     Une grande lame de mer

     Renversa le Saint-Philibert

     

     En ces temps de luttes sacrées

     Culs-bénits, bouffeurs de curés

     Il y eut pour expliquer le drame

     Des discours portés par les flammes

     

     Pour ne s’être pas en jour Dieu

     Mis à genoux devant les cieux

     Certains dirent que le très haut père

     Les avait jetés en enfer

     

     On évita plages et rochers

     Longtemps de peur de retrouver

     Un de tous ces corps qui s’échouèrent

     De ces morts du Saint-Philibert

     

     Ils étaient près de cinq cents

     D’hommes, de femmes et d’enfants

     Desquels on ne se souvient guère

    Ni du naufrage du Saint-Philibert

     

     


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     Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

    Un texte écrit l'été dernier... vers la mi-août... 

     

     

     

     

                                         Paroles et musique : Jean-Luc Taburet  SACEM 2018                                         Basse, synthétiseur et mixage : Bernard Leroux  http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

     

     

    Il y a longtemps que le prince charmant

     A quitté son accoutrement

     Qu’il a déserté son royaume

     Pour aller s’occuper des mômes


    Il y a longtemps qu’elle n’est plus

     La jeune et jolie ingénue

     Qui lui avait serré le cœur

     Tendrement et avec ardeur


     Le temps qui érode les "nous"

     Creuse des fossés un peu partout

     Eteint la beauté, les parfums

     Remet les pendules au commun


    Quand il retrouve ses copains

     Il est heureux et se sent bien

     Elle a des journées dans sa vie

     Elle a deux chats et un mari


     Il est bien loin le précipice

     Le vertige de l’amour novice

     Leurs vies roulent à l’ordinaire

     Même quand ils disent tout est super


     Et quand ils partent en voyage

     La route est un pèlerinage

     Au camping, leur emplacement

     Est sacré comme un monument


    Il va à son club de rami

     Pour jouer et boire quelques demis

     Elle reçoit parfois des amies

     Qui ont des chats et des maris aussi


    Ils ont choisi le même banquier

     Tout est prélevé, calculé

     Ce sont, d’après ce qu’on raconte

     Les bons amis que font les bons comptes


     Ils ont acheté une alarme

     Bien adaptée à leur programme

     Des fois qu’on voudrait dérober

     Un peu de cette vie bien rangée


    Que ce soit le jour ou la nuit

     La couleur est plutôt le gris

     Comme le poil de ses mistigris

     De ses chats et de son mari


      Elle dit que c’est avec envie

     Jamais dans la monotonie

     Qu’elle répond aux appétits

     De ses deux chats et de son mari

     Trois animaux de compagnie

     

     

     


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    L'Ecluse 2018

    Le vendredi 16 février, nous étions, avec Bernard Leroux guitare, banjo, harmonica et voix, Christian Perrot au piano et Louise batterie et voix, en concert au théâtre de L'Ecluse au Mans.

    Alain Rouby était au son, l'équipe du théâtre de L'Ecluse aux lumières et Dom Batisse à la caméra.

    Merci au public pour sa présence et son soutien !

    Quelques vidéos de ce spectacle se trouvent sur le côté gauche de cette page et les vidéos des chansons de Bernard sont sur son blog : http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

    Extraits :

    Bobeauf (Bernard Leroux)

     

    Anne, à quoi bon (Bernard Leroux/Alain Rouby)

     

    Collé à la terre

     

     


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    "Nouvelle" chanson... fruit de ma collaboration avec Pascal...

     

     

     

     Paroles : Jean-Luc Taburet

                              Musique, arrangement, enregistrement, mixage et interprète : Pascal Grondin                         Extrait de l’album " Varivé"  PGV93 SACEM

      

    On cherche un coin sur mesure

    De la chlorophylle de l’azur

    Un lieu pas surhabité

     Construit tout près d’un rez-de-chaussée

     

    De l’eau, du sable, de l’écume

     Pour nous changer du bitume

     Moins de pots, de cheminées

     On voudrait vivre démasqués

     

    Paraît qu’il y a de ces pays

    Renseignez-nous, on vous en prie

     Même si vous pensez malgré tout

     Que c’est très loin, que c’est le Pérou

     

    C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

     

    Du haut de nos tours cathédrales

     Mains tendues vers les étoiles

     S’échappent des espoirs déçus

     Qui nous retombent par dessus

     

    Nous laisserons nos tourments

     Ils blesseront d’autres passants

    Nous porterons simplement

     Nos dérisions, nos jeux d’enfants

     

    Je crois que vous comprenez

     Notre grand soif de liberté

     Même si vous dites l’air amusé

     Que pour Katmandou y’a qu’à demander

     

    C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

     C’est par où le Pérou

     On veut y aller c’est tout

     Alors expliquez-nous

     C’est par où le Pérou

     

     Nous brûlerons nos passeports

     Qu’on nous oublie, nous croie morts

     Et sans peur de représailles

     Nous quitterons cette grisaille

     

    Puisque vous semblez sceptiques

     A nos rimes exotiques

     Nous irons prier les dieux

     Eux, savent bien ce qui est mieux

     

    Nous donnerons, comme beaucoup

     Nos âmes, notre or et nos bijoux

     Mais dans le secret de la confession

     Ils répondront à nos questions

      

    C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

     C’est par où le Pérou

     On veut y aller surtout

     Ne soyez pas jaloux

     Venez donc avec nous

     C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

    C’est par où le Pérou

     Ça ou Katmandou

     Après tout, on s’en fout

    C’est par où le Pérou

     


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    Oui, le futur est bien le temps de l'espoir...

     

     

     

     

    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM

    Basse et mixage : Bernard Leroux http://bernardlhermitte.eklablog.com/)

     

    Il y a dans son prénom douillet

     Quelque chose de prédestiné

    Comme une caresse à venir

     

    Il est un délicieux programme

     La facétie d’un bout de femme

    Et l’évidence d’un sourire

     

    Et je le chante à pleine voix

    Sur tous les tons, sur tous les toits

      

    Elmira, ma préférée

     Mon adorée

    Elmira

     Elmira, ma bien-aimée

    Ma bien nommée

     Elmira

     

    Elle est mon espoir, mon demain

     A la croisée de mon chemin

    Où je l’attends pour devenir

     

    Elle est un ange hors du commun

     La fille d’un rêve divin

    Mais qui commence à s’accomplir

     

    Elle est présente dans ma voix

    Dans tous les « tu », dans tous les « toi »

     

     Avec elle, plus aucun dilemme

    Elle est la clé, mon théorème

    Car aussi vrai que moi je l’aime

    Elle-même, m’aime

     


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     Thème voisin, et dans le sillage de "Cadeau divin"... avec une expression différente ... L'espèce dont il est beaucoup question est un sous-ensemble du genre humain dont l'importance est variable selon l'appréciation de chacun... mais, puisqu'on est toujours le con de quelqu'un d'autre, il est préférable de s'y inclure, ce que je n'oublie pas de faire, prudemment, assumant ainsi, même si bien des choses sont faites à l'insu de mon plein gré..., ma part de responsabilité dans le sort réservé à nos "amis"  les animaux... qui, au demeurant, sont aussi des terriens...

     

    Une nouvelle fois, merci à Bernard, pour la basse et son aide au mixage http://bernardlhermitte.eklablog.com/)

     

                  " Non, je m'énerve pas Madeleine, j'explique aux gens !  "              

    (Coluche ... "Moi ça va")

     

     

     

      

     

    On pourrait bientôt ne plus voir

    Ni le zébu, ni le jaguar

    Pour nos amis, les animaux

    L’avenir n’est pas au plus beau

     

    Il en resterait dans les zoos

    A tourner derrière des barreaux

    C’est tellement intéressant

    Une pauvre bête loin de ses parents

     

    De toutes les espèces

    Je redoute l’extinction

    Hormis, je le confesse

    L’espèce des cons

     

    Depuis les temps les plus antiques

    On en a fait nos domestiques

    Mais, dans ce rôle de deuxième classe

    Ils n’auront même plus leur place

     

    Ils sont pourtant depuis toujours

    Nos compagnons de chasse à courre

    Ils continueront leur devoir

    Aux crochets de nos abattoirs

     

     

    Bientôt le dernier des chameaux

    Cherchera le dernier point d’eau

    Sans parler de l’ours polaire

    Qui se demande où est passée la glacière

     

    Les tortues sont toutes en alerte

    Se mettent à faire le gros dos

    Et la plupart des souris vertes

    Se voient déjà en escargots

     

     

    J’avais eu la puce à l’oreille

    En voyant beaucoup moins d’abeilles

    J’avais attrapé le bourdon

    Avec la fin des hannetons

     

    Je crains même pour les soirs trop longs

    Ne pouvoir compter les moutons

    Il y a longtemps que ça limace

    Que la disparition menace

     

     

    Du premier chasseur à bifaces

    A l’ingénieur chargé d’espaces

    L’œuvre de destruction de l’homme

    Est un bouquin en plusieurs tomes

     

    Pour sauver qui reste à sauver

    L’arche ne serait plus adaptée

    Le mal est tellement avancé

    Qu’il suffirait d’un canoë

     

    De toutes les espèces

    Je redoute l’extinction

    Hormis, je le confesse

     

    De toutes les espèces

    Nous allons vers l’extinction

    Je ne suis en l’espèce

    Qu’un con parmi les cons

     

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017 

     
     


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    L'enregistrement de cette chanson a été réalisé il y a environ 25 ans par mon ami Patrick Cany.    Les moyens techniques (magnétophone à bande 8 pistes, boite à rythmes, synthé) n'étaient pas ce dont on peut disposer facilement aujourd'hui, mais je trouve que les idées et les couleurs de son arrangement (avec, notamment, les guitares et la basse jouées ) restituent bien cet appel du large que le texte veut exprimer...

    Salut à toi, Patrick !

       

     

     

    Paroles, musique, guitare 1ère partie : Jean-Luc Taburet

    Arrangement, enregistrement, guitare, basse : Patrick Cany

     SACEM

     


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    Je pose le pied sur la terre

    Et j’écrase des milliers de vies

    Je cueille quelques primevères

    J’arrache mauvaises herbes et orties

     

    Sur la vitre de mon pare-brise

    Quantités de destins se brisent

    Et sous mes roues, le hérisson

    Va rendre gorge et ses poumons

     

    Je n’y peux rien si je suis cruel

    La nature m’a fait criminel

    Peut-on parler de cadeau divin

    Etre né tueur par négligence ou par besoin

     

     Dans mon jardin, dans mon verger

    Il me faut encore massacrer

    J’occis toute forme de vermine

    Je pulvérise, j’extermine

     

    Les pucerons sur mes rosiers

    Fourmis, cafards ou araignées

    Quand je traite à l’insecticide

    C’est un carnage, un génocide

     

    Pour garnir le fond de mon assiette

    Accompagner mes coquillettes

    Il faut bien que quelques abats

    Viennent mettre leurs pieds dans mes plats

     

    Crevettes, homards ébouillantés

    Veaux, vaches, cochons menu hachés

    Les petites bêtes se bousculent

    Pour finir sous mes mandibules

                 

    Je pose le pied sur la terre

    Et j’écrase des milliers de vies

     

    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet

    SACEM


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    Je t’ai rencontré sur un tee shirt

    Qu’on porte comme pendant un flirt

    Près du rouge, du bleu et du blanc

    Il y avait aussi un slogan

     

    Beaucoup te connaissaient déjà

    Et ils croyaient tellement en toi

    Que tu entrerais dans le temps

    En devenant leur président

     

    Ils buvaient alors tes paroles

    Comme leurs 4X4 boivent du pétrole

    Tu apportais enfin l’espoir

    De changer le cours de l’histoire

     

    Hey, Mister Barack Obama

    Tu n’es pas né en Oklahoma

    Non, mais tu es de tous les états

    Comme les enfants de Mandela

     

    Hey, Mister Barack Obama

    T’as pas grandi en Alabama

    Elle est au-dessus et au-delà

    Ton Amérique Africa

     

    Tu as déclaré que les conflits

    Ne seraient pas le cœur de tes soucis

    Que le premier des droits de l’homme

    Est de vivre en paix comme à Stockholm

     

    Tu voyais la sécurité

    Pas comme des armes en liberté

    Trouvant plus fondamental

    De faire passer des lois sociales

     

    Les femmes et les minorités

    Pour un moment vont regretter

    Celui qui les représentait

    Tolérance made in USA

     

    Hey, Mister Barack Obama

    Aujourd’hui c’est pas trop la joie

    Ne pouvant continuer avec toi

    Ils n’avaient pas vraiment le choix

     

    Hey, Mister Barack Obama

    T’as pas prêché dans le Nevada

    Le désert ne s’étendra pas

    L’herbe semée refleurira

     

    Hey, Mister Barack Obama

    Tu n’es pas né en Oklahoma

    Non, mais tu es de tous les états

    Comme les enfants de Mandela

    Comme les enfants de Mandela

    Mister Barack Obama

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet

    SACEM 2017


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