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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM 2018

     

     

     

     

     Pas de révolver

    Pour ma révolution

    Ma musique et mes vers

    Mes seules munitions

     

    Pour aller à la guerre

    Je fais des provisions

    De notes et de prières

    Pour jeter aux canons

     

    Car dessous mon casque

    Il n'y a que des chansons

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes luttes, je les entends comme ça

    Avec ma guitare et ma voix

    Pour aller jouer le petit soldat

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes désaccords en ré, mi, fa

    Je veux pour changer l'ici-bas

    N'écrire que des hymnes à la joie

     

    Mes attaques d'archets

    Sont pour jouer du violon

    Mes flèches ont des idées

    Pareilles à Cupidon

     

    Je ne suis pas de la clique

    Qui fait marcher au pas

    Tout, jusqu'à la musique

    Qui se termine au glas

     

    Oui, dessous mon casque

    Il y a toujours des chansons

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes luttes, je les entends comme ça

    Avec ma guitare et ma voix

    Pour aller jouer le petit soldat

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes désaccords en ré, mi, fa

    Je veux pour changer l'ici-bas

    N'écrire que des hymnes à la joie

     

     Pas de révolver

    Pour ma révolution

    Pour gagner je préfère

    Toucher par l'émotion

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

    Mes luttes, je les entends comme ça

     

    Ah, mes combats, tous mes combats

     

     


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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM 2018

     

     

     

     

    En Grèce ou en Californie

    On ne parle que de l'incendie

    Lorsque le feu partout détruit

    C'est pour l'homme que ça sent le roussi

     

    Les oiseaux voient brûler leurs nids

    Avec leurs œufs et leurs petits

    Les forêts ne sont plus que des troncs

    De cendre, de suie et de charbon

     

    Peut-on maitriser l'incendie

    Qui couve sur tous les pays

    Comment espérer le bonheur

    Accroché à un extincteur

     

    Il y a des fumées plein l'écran

    Les signes du réchauffement

    Que deviendra notre paradis

    Quand s'embrasera l'Amazonie

     

    On ne respire pas que de la bonne

    Des particules de carbone

    Nous étouffons dans les poussières

    Elle t'a une sacrée gueule, l'atmosphère

     

    Peut-on maitriser l'incendie

    Qui couve sur tous les pays

    Et pouvons-nous éviter l'enfer

    Par un ballet de Canadairs

     

    Dans nos foyers, dans nos mémoires

    On se rappelle des histoires

    Des moments qui étaient bien meilleurs

    Où l'avenir radieux était en fleurs

     

    Mais toutes les graines sont chimiques

    Et les champignons atomiques

    Il n'y a plus que des pluies acides

    Qu'est-ce qu'on attend pour être lucides

     

    Peut-on maitriser l'incendie

    Sans l'aide des Etats-unis

    On ne peut pas vivre en interne

    Au volant d'un camion citerne

     

    Le résultat de nos maladresses

    Commence à nous chauffer au fesses

    Il nous faudra trouver refuge

    Dans des pantalons ignifuges

     

    Le sérieux est économique

    Les rigolos sont climatiques

    Faut pas laisser tomber les affaires

    Et continuer les somnifères

     

    En Grèce ou en Californie

    Au Portugal, en Suède, en Australie

    Des flammes comme un tsunami

    Qui s'étend à tous les pays

     

    Peut-on éteindre l'incendie

    Qui couve au dessus de nos vies

    Partout, là-bas, bientôt ici

    Comment éteindre l'incendie

     

     

     


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    Et pourquoi pas...?

     

    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM  2018

    Avec la participation de Louise pour les "Wap dou wap"...

     

     

     

     

    Dans les décombres de l'été

    on le voit se précipiter

    Il vient déjà de s'afficher

    Et il y en a pour la journée

     

    Avant les premières gelées

    Quand la nature prend ses congés

    Après les chaleurs de juillet

    Des amours déjà effeuillées

     

    Pas d'erreur sur le calendrier

    Alors pourquoi ne pas le chanter

     

    Le 30 septembre

    Entre le vert et l'ambre

    Non, il n'est pas à vendre

    Comme le 25 décembre

     

    Le 30 septembre

    Dehors ou dans la chambre

    Il ne faut pas attendre

    Il faut juste le prendre

     

    Il a sa place et son renom

    Au temps des pommes, des champignons

    La gardera pendant la chasse

    Peu après la rentrée des classes

     

    Il n'a pas eu vraiment le choix

    De se retrouver en fin de mois

    Mais ne lui jetons pas l'opprobre

    De vouloir retarder octobre

     

    Et Bernard vient de me confirmer

    Qu'il y a une bonne raison de le célébrer

     

    Le 30 septembre

    Entre le vert et l'ambre

    Non, il n'est pas à vendre

    Comme le 25 décembre

     

    Le 30 septembre

    Dehors ou dans la chambre

    Il ne faut pas attendre

    Il faut juste le prendre

     

    Le 30 septembre

    Il n'est pas à défendre

    Il n'y a rien à comprendre

    Mais il est bon à prendre

    Le 30 septembre

     


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    Les passagers

     

    D'une série de six tableaux sur le thème de "Holi", la fête des couleurs en Inde, d'après des photos du net   huile 61X46 réalisée par Maryse.

     

     

    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM

     

     

     

    Nous, les passagers

    Les étrangers

    Partout

     

    Nous, les passagers

    Les privés de

    Chez nous

     

    Nous avons de la chance

    Dans notre vie d'errance

    En voyant des hommes

    De toutes les couleurs

     

    Nous, les passagers

    Les invités

    Partout

     

    Nous, les passagers

    Les émigrés

    Chez nous

     

    Nous avons un langage

    Pas sorcier, mais très sage

    En parlant aux hommes

    De toutes les couleurs

     

    Nous, les passagers

    Les timbrés de

    Partout

     

    Nous, les passagers

    Les oubliés

    Chez nous

     

    Nous avons la musique

    D'une terre fantastique

    En chantant les hommes

    De toutes les couleurs

      

      


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    Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM2018

     

     

    Ami-e-s de la poésie, vous allez être déçu-e-s...

     

     

     

      

    Dans toutes les émissions

     On vient pour nous expliquer

     Qu’il faut manger des trognons

     Au nom d’la modernité

     

    Si on leur taxe leur pognon

     Alors ils vont s’exiler

     Ça fera moins de contribution

     Pour payer les assistés

     

    Les mou mou, les moutons

     De l’information

     Les pé pé, les perroquets

    De l’actualité

     

    Les mou mou, les moutons

     Y s’font entuber, bêêê

    Les pé pé, les perroquets

     Y font qu’répéter, péter

     

    A l’ENA, première leçon

     Les mots à bien étudier

     C’est la modernisation

     Et puis aussi réformer

      

    C’est la mondialisation

     Qui fait la nécessité

     Nous avons l’obligation

     De suivre et d’nous adapter

      

    L’argent au niveau gestion

      C’est pour les riches, les banquiers

    Ils savent défendre leurs actions

     Bien mieux que les salariés

     

    Les moyens d’information

     Qui sont leur propriété

    Rappellent leurs positions

     Qu’il faut surtout rabâcher

      

    Mais il y a des obstinés

    Capables encore de dire non

    Qui ne veulent pas plier

     Face aux manipulations

     

    Ces grévistes, trublions

     Qui osent revendiquer

     Refusent que leur condition

    Sociale finisse au plancher

     

      


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    Paroles et musique: Jean-Luc Taburet SACEM

     

     

     

     

     

    Depuis que je suis tout petit

     Je suis gelé, je suis transi

     Un cri ou un plancher qui craque

     Mon cœur sursaute et se détraque

     

    Je dois avouer que même encore

     J’ai peur la nuit quand je m’endors

     Du spectre de la vie qui passe

     Des uns des autres dans la nasse

      

    Le moindre événement

     C’est le chambardement

      

    Je claque des dents, très souvent

    Je me fais de la bile, du mauvais sang

     Je frissonne, déraisonne

     Et ça peut durer très longtemps

      

    Je claque des dents, très souvent

     Je pense à la mort, aux accidents

     Je frissonne, déraisonne

     Mes peurs bleues sont des océans

     

    Le danger est comme un vautour

    Je le sens qui me tourne autour

    Quand parfois il n'existe pas

    ça me plonge dans l'embarras

     

    J'ai du souci avec mon corps

    Toujours effrayé par l'effort

    Il ferait sourire par sa faiblesse

    Nombre gorilles, nombre tigresses

     

    A la première embûche

    A coup sûr, je trébuche

     

    Depuis que je suis tout petit

    Je suis gelé, je suis transi

    Mais aurai-je toute mon histoire

    Du noir à broyer, du cafard

      

    Cette question frivole

     Elle m’angoisse, elle m’affole

     

     


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     Paroles ,musique, guitare : Jean-Luc Taburet SACEM 2018

    Arrangement, basse, synthétiseur,chœurs et mixage : Bernard Leroux

      http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

     

      

     

    Longtemps encore on parlera

                                                         De l’histoire du Lusitania

    Au sort cruel et dramatique

     Comme celui du Titanic

     

     Mais qui se souvient que naguère

     Quelques années avant la guerre

     Eut lieu au large de nos terres

     Le naufrage du Saint-Philibert

     

     C’était un dimanche de juin

     De l’an mille neuf cent trente et un

    Que l’on avait organisé

    De Nantes jusqu’à Noirmoutier

      

    Une balade sur la mer

     Pour eux c’était une croisière

     Ça les changeait de l’ordinaire

     Tous ces gens du Saint-Philibert

     

     Pour ces ouvriers, syndicalistes

     Tous ces obscurs de fin de liste

     Une virée sur l’onde azur

     Ressemblait à une aventure

     

     Tant de personnes pour l’occasion

     Répondirent à l’invitation

     Tellement nombreux qu’ils se serrèrent

     Sur le pont du Saint-Philibert

      

    Mais le temps qui semblait normal

     Dans une saute d’humeur fatale

     Ignorant tout de cette fête

    Fit donner le vent, la tempête

     

      En revenant au port, le soir

    Près de l’embouchure de la Loire

     Une grande lame de mer

     Renversa le Saint-Philibert

     

     En ces temps de luttes sacrées

     Culs-bénits, bouffeurs de curés

     Il y eut pour expliquer le drame

     Des discours portés par les flammes

     

     Pour ne s’être pas en jour Dieu

     Mis à genoux devant les cieux

     Certains dirent que le très haut père

     Les avait jetés en enfer

     

     On évita plages et rochers

     Longtemps de peur de retrouver

     Un de tous ces corps qui s’échouèrent

     De ces morts du Saint-Philibert

     

     Ils étaient près de cinq cents

     D’hommes, de femmes et d’enfants

     Desquels on ne se souvient guère

    Ni du naufrage du Saint-Philibert

     

     


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     Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

    Un texte écrit l'été dernier... vers la mi-août... 

     

     

     

     

                                         Paroles et musique : Jean-Luc Taburet  SACEM 2018                                         Basse, synthétiseur et mixage : Bernard Leroux  http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

     

     

    Il y a longtemps que le prince charmant

     A quitté son accoutrement

     Qu’il a déserté son royaume

     Pour aller s’occuper des mômes


    Il y a longtemps qu’elle n’est plus

     La jeune et jolie ingénue

     Qui lui avait serré le cœur

     Tendrement et avec ardeur


     Le temps qui érode les "nous"

     Creuse des fossés un peu partout

     Eteint la beauté, les parfums

     Remet les pendules au commun


    Quand il retrouve ses copains

     Il est heureux et se sent bien

     Elle a des journées dans sa vie

     Elle a deux chats et un mari


     Il est bien loin le précipice

     Le vertige de l’amour novice

     Leurs vies roulent à l’ordinaire

     Même quand ils disent tout est super


     Et quand ils partent en voyage

     La route est un pèlerinage

     Au camping, leur emplacement

     Est sacré comme un monument


    Il va à son club de rami

     Pour jouer et boire quelques demis

     Elle reçoit parfois des amies

     Qui ont des chats et des maris aussi


    Ils ont choisi le même banquier

     Tout est prélevé, calculé

     Ce sont, d’après ce qu’on raconte

     Les bons amis que font les bons comptes


     Ils ont acheté une alarme

     Bien adaptée à leur programme

     Des fois qu’on voudrait dérober

     Un peu de cette vie bien rangée


    Que ce soit le jour ou la nuit

     La couleur est plutôt le gris

     Comme le poil de ses mistigris

     De ses chats et de son mari


      Elle dit que c’est avec envie

     Jamais dans la monotonie

     Qu’elle répond aux appétits

     De ses deux chats et de son mari

     Trois animaux de compagnie

     

     

     


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    L'Ecluse 2018

    Le vendredi 16 février, nous étions, avec Bernard Leroux guitare, banjo, harmonica et voix, Christian Perrot au piano et Louise batterie et voix, en concert au théâtre de L'Ecluse au Mans.

    Alain Rouby était au son, l'équipe du théâtre de L'Ecluse aux lumières et Dom Batisse à la caméra.

    Merci au public pour sa présence et son soutien !

    Des vidéos de ce spectacle se trouvent sur le côté gauche de cette page et sur YouTube.

    Les vidéos des chansons de Bernard sont sur son blog : http://bernardlhermitte.eklablog.com/) 

     

    Extraits :

    Bobeauf (Bernard Leroux)

     

    Anne, à quoi bon (Bernard Leroux/Alain Rouby)

     

    Collé à la terre

     

     


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    "Nouvelle" chanson... fruit de ma collaboration avec Pascal...

     

     

     

     Paroles : Jean-Luc Taburet

                              Musique, arrangement, enregistrement, mixage et interprète : Pascal Grondin                         Extrait de l’album " Varivé"  PGV93 SACEM

      

    On cherche un coin sur mesure

    De la chlorophylle de l’azur

    Un lieu pas surhabité

     Construit tout près d’un rez-de-chaussée

     

    De l’eau, du sable, de l’écume

     Pour nous changer du bitume

     Moins de pots, de cheminées

     On voudrait vivre démasqués

     

    Paraît qu’il y a de ces pays

    Renseignez-nous, on vous en prie

     Même si vous pensez malgré tout

     Que c’est très loin, que c’est le Pérou

     

    C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

     

    Du haut de nos tours cathédrales

     Mains tendues vers les étoiles

     S’échappent des espoirs déçus

     Qui nous retombent par dessus

     

    Nous laisserons nos tourments

     Ils blesseront d’autres passants

    Nous porterons simplement

     Nos dérisions, nos jeux d’enfants

     

    Je crois que vous comprenez

     Notre grand soif de liberté

     Même si vous dites l’air amusé

     Que pour Katmandou y’a qu’à demander

     

    C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

     C’est par où le Pérou

     On veut y aller c’est tout

     Alors expliquez-nous

     C’est par où le Pérou

     

     Nous brûlerons nos passeports

     Qu’on nous oublie, nous croie morts

     Et sans peur de représailles

     Nous quitterons cette grisaille

     

    Puisque vous semblez sceptiques

     A nos rimes exotiques

     Nous irons prier les dieux

     Eux, savent bien ce qui est mieux

     

    Nous donnerons, comme beaucoup

     Nos âmes, notre or et nos bijoux

     Mais dans le secret de la confession

     Ils répondront à nos questions

      

    C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

     C’est par où le Pérou

     On veut y aller surtout

     Ne soyez pas jaloux

     Venez donc avec nous

     C’est par où le Pérou (bis)

     Ça ou Katmandou

     On ira n’importe où

    C’est par où le Pérou

     Ça ou Katmandou

     Après tout, on s’en fout

    C’est par où le Pérou

     


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